Même si bien sûr le classement de mon club au niveau du nombre et de la qualité dans la région reste important pour la vision extérieure. Le côté éducatif prend pour ma part, le pas sur le côté compétition.
Je pense qu’à mon niveau c’est l’essence même de ma mission. J’enseigne le Judo pour tous.

Le professeur doit permettre à l’enfant de se préserver physiquement en acquérant une bonne posture dès le départ ainsi qu’une envie de se dépasser, dans les règles.

Mais très tôt, l’arbitre fait partie de l’enseignement et doit être attentif à chaque seconde pour guider le jeune sportif, quitte à paraître dure à chaque petit geste illicite, en sanctionnant.

Je mentirais si je disais qu’un champion d’ile de France dans le Club ne flatte pas un peu mon Ego. Mais j’aime avant tout le beau geste et j’ai tendance à croire que c’est très jeune qu’il doit faire partie de la performance. Au même titre que l’envie de gagner qui elle, est déjà plus ou moins présente dés le départ chez le compétiteur né.
L’entraineur doit transcender cela pour mener ses Athlètes ou son équipe au plus haut niveau.
Mais la performance n’est pas seulement le job de l’entraineur, même pour une équipe, c’est un engagement, un job, une mission pour chaque joueur de l’équipe.
Comme la défaite ne doit pas être le seul faite de l’entraineur, les lauriers de la victoire doivent être partagés.



En Judo, je dirai même en sport, la perf comme la contre perf doivent être une base de réflexion pour tous.



Au lendemain de la ‘‘qualif’’ de l’Equipe de France de Ballon rond, la remise en cause est importante. Surtout si l’on doit montrer que l’on mérite notre place à cette coupe du monde.

Je ne suis ni le Aimé Jacquet, ni le Domenecq du judo mais je pense qu’à certains moments j’aimerai bien être (dans les crampons) ou le kimono de mes élèves. Ne serait-ce que pour trouver les solutions sur l’instant et éviter le mauvais geste fatal, celui qui gâche cet instant magique d’opposition propre à la pratique.

En judo, l’attaque mal préparée est sanctionnée d’un contre et souvent d’une chute. En foot, une main qui traine volontairement doit l’être au moins d’un coup franc.

Nul n’est à l’abri du mauvais geste ou de la mauvaise initiative, car pris dans le feu de la compétition, une seule chose compte : La Victoire.
En 1986, Maradonna avait sauvé l’Argentine ! En 2009 Thierry a qualifié la France !
Le combat est le même, mais pas le débat. Alors pour faire le résumé à la Française :
L’arbitre n’est pas le seul fautif ! Où est la vidéo !?
Thierry Henry en un seul geste nous a fait oublier tout ce qu’il avait fait de bien avant sur un terrain.A lui de nous le faire oublier.

Je serais Irlandais, j’aurais la rancune tenace.
Moi, qui sort de mes gonds au bord du tapis, quand l'arbitre laisse le combat se transformer jusqu'à ce qu'il ne soit plus sous contrôle, dans les règles, Judo quoi !!

Mais par respect pour l’Irlande j’espère que Thierry leur dédicacera un de ses buts en Finale. Parce que sportivement parlant, j’espère bien qu’on ira au bout.

Je souhaite simplement que mes élèves ne confondent pas Judo et Karaté à la prochaine compétition !!!

Le mauvais geste vient souvent lorsque l’on est surclassé ou moins bien préparé que l’adversaire.

Au travail….